Psychothérapie 75 Doctolib Paris

 

Qu'est-ce que la psychothérapie ?

 

 

 

On définit la psychothérapie comme « un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser, chez le client, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à affronter les difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien » [26]. On doit la distinguer d’autres types d’approches :

 

  • La psychiatrie vise le traitement des maladies mentales (problèmes dans la structure de la personnalité [ex. : schizophrénie et paranoïa], troubles graves du comportement [ex. : violence], anomalies neuropsychologiques [ex. : dyslexie]). Elle utilise généralement des médicaments, mais aussi la psychothérapie.

  • La relation d'aide s’apparente plutôt à un soutien émotif et respectueux ; il s’agit d’une attitude, mais pas d’un traitement.

  • Le développement personnel (ou croissance personnelle) se sert des mêmes outils que la psychothérapie, mais généralement pour répondre au besoin de mieux se connaître, à une quête existentielle ou à un désir d'épanouissement affectif, relationnel, sexuel, social, humain, spirituel et professionnel.

    Des centaines de recherches menées depuis quelques dizaines d’années, et regroupées en synthèses d’études et en méta-analyses, ont démontré sans équivoque que la psychothérapie peut contribuer à traiter efficacement plusieurs problèmes psychologiques comme la dépression, le trouble panique, l’anxiété, les troubles de l’alimentation et divers troubles de la personnalité.

    Qui plus est, le recoupement de ces études a permis de conclure que toute psychothérapie bien menée, peu importe la technique particulière utilisée, a de fortes chances de donner de bons résultats.

Les bienfaits de la psychothérapie

 

  • Cesser de souffrir psychologiquement (phobies, angoisses, anxiété, panique, déprimes récurrentes...).

 

  • Régler des problèmes affectifs ou relationnels (obsessions, timidité, estime de soi, échecs amoureux...).

 

  • Modifier des comportements qui nuisent au bien-être (stress post-traumatique, dépendances diverses, maux imaginaires, dysfonctions sexuelles...).

 

  • Faire face à une crise existentielle et redéfinir ses objectifs de vie (après quoi je cours ? (réorientation de carrière...).

 

  • D’autres y ont également recours, non pas tant pour régler des problèmes spécifiques, mais pour acquérir de nouveaux outils afin de se réaliser pleinement ou pour améliorer l’adéquation entre leurs valeurs et la réalité de leur vie.

 

  • Bien-être et développement personnel : meilleure estime de soi et connaissance plus précise de ses besoins

 

Les différentes psychothérapies

  • La thérapie psychodynamique ou analytique (psychanalyse)

Fortement influencées par la psychanalyse (qu'elle soit de Freud, de Jung ou d'autres), ces approches font appel à la notion d’inconscient et focalisent leurs efforts sur la recherche des liens entre les difficultés actuelles et les expériences passées, dont les conflits refoulés et non résolus. La personne est amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits sur son fonctionnement afin de les comprendre et de s’en dégager progressivement. On vise des changements profonds et durables chez le patient. Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine.

Ces démarches peuvent mener très loin du symptôme le plus apparent : on commence une thérapie à cause d'un problème au travail et on se retrouve à traiter un manque affectif. Certains des outils classiques des thérapies psychanalytiques sont l’association verbale libre, l’analyse des rêves, la tenue d’un journal personnel ainsi que la prise en compte des phénomènes de transfert, c’est-à-dire la projection de désirs ou de situations inconscientes du client vers son thérapeute.

 

Depuis quelques années, des psychothérapies psychodynamiques brèves ont fait leur apparition. Elles s’échelonnent sur une période plus courte (de 10 à 40 séances) et sont le plus souvent centrées sur un événement ou un comportement bien circonscrit.

 

La thérapie cognitivo-comportementale

Certaines difficultés psychologiques peuvent être liées, entre autres, à des pensées ou à des comportements inadéquats qu’on a appris ou adoptés – souvent malgré soi. Ils peuvent s’apparenter à des réactions « incontrôlables » qui surgissent automatiquement en certaines circonstances (dès que je vois un policier, je me sens fautif; si je n’ai pas d’amoureux, je ne vaux plus rien, etc.) Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) proposent d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ces comportements et ces pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées. On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.).

Généralement, on segmente la difficulté à affronter en ses diverses composantes et on valorise les nouvelles attitudes et les comportements positifs à mesure qu’ils s’installent. Selon les cas, on travaillera davantage sur la dimension cognitive (la pensée) ou sur la dimension comportementale (les actions). Quand les TCC travaillent avec l’inconscient, le cadre n’est pas celui de la psychanalyse (fantasmes, désirs, pulsions, etc.), mais celui des schémas cognitifs qui donnent du sens aux émotions et aux comportements. Ce sont ces schémas qu’on tente d’assouplir ou de modifier. Un traitement comprend habituellement de 10 à 25 séances hebdomadaires.

 

Les thérapies brèves

On peut considérer que des approches comme les thérapies brèves, les thérapies orientées vers les solutions et la psychothérapie neurolinguistique font partie des approches comportementales. Toutefois, un de leurs objectifs fondamentaux est de réduire la durée du traitement (au plus dix séances). Pour y parvenir, on tente de définir le problème avec un maximum de précision et de s’attaquer à des problèmes circonscrits le plus précisément possible. On ne cherche pas les causes, on met plutôt l’accent sur ce qui est changeable, sur les solutions, les habiletés et l’action.

 

La thérapie humaniste ou existentielle

Ces approches se fondent sur les capacités intrinsèques de l’être humain à maîtriser son existence et à se réaliser pleinement. Le thérapeute entre en relation avec un client plutôt que de soigner un patient. L’accent est mis sur les prises de conscience des difficultés et des forces de la personne, et sur l’ici-maintenant. Le thérapeute favorise l’exploration de soi et l’expérimentation de nouvelles façons d’être ou d’agir.

On peut diviser cette famille thérapeutique en quatre sous-groupes : les thérapies psychocorporelles, les thérapies transpersonnelles, les thérapies créatives ou expressives et les thérapies par la parole.

 

Psychocorporelles

Comme leur nom l’indique, les thérapies psychocorporelles agissent sur le psychisme par l’intermédiaire du corps. Elles y parviennent de différentes façons, soit en utilisant l'énergie de la respiration (ex. : respiration holotropique); soit par un toucher de la part du thérapeute (ex. : Trager); soit en se servant du corps comme déclencheur d’une verbalisation de type analytique (ex. : bioénergie); soit enfin en permettant au mouvement d'aider le psychisme à se rééquilibrer (ex. : EMDR).

 

Dans toutes ces approches, on se sert du corps pour entrer en contact avec ses états intérieurs ou pour intervenir sur le psychisme. Par exemple, les touchers doux de la synergie Rubenfeld sur une partie particulière du corps pourront faire remonter certaines émotions à la surface. Un massage plus profond à cet endroit pourra raviver des mémoires cachées et susciter une intense libération d’émotions. Une fois les émotions libérées, il devient plus facile de faire des choix conscients et d'éviter certains comportements nuisibles dictés par des habitudes trop bien ancrées.

 

Les thérapies systémiques ou interactionnelles

L'approche systémique considère qu'il n'y a pas d'individus malades en soi, mais que les malaises proviennent plutôt des interactions avec l’entourage (famille, amis, équipe de travail, etc.). On ne se demande pas pourquoi le problème existe ou subsiste, mais bien comment il se maintient. L'objectif est de modifier les relations entre l’individu et son entourage. Les rencontres se font donc fréquemment avec plusieurs personnes (en couple, avec les enfants, entre employés, etc.). On s’attardera alors aux divers modes de communication, aux habitudes de vie, aux attentes respectives, aux rapports sociaux, etc. C’est à partir d’eux que les changements pourront être initiés. Le psychodrame, où chacun joue un rôle (qui peut être le sien propre ou celui d’un autre membre du groupe), est un des outils utilisés dans le cadre de ces approches.

 

La psychothérapie en pratique

 

Le psychothérapeute

Tout d’abord le psychothérapeute installe un cadre thérapeutique pour assurer la sécurité et la relation de confiance avec le consultant, élément majeur pour une psychothérapie réussie. Le cadre thérapeutique se définit par : le lieu, la périodicité et la durée des séances, le tarif, les règles appliquées en cas de manquement à une séance, les méthodes, les codes de déontologies auxquels le psychothérapeute se tient.

Ce cadre est expliqué par le psychothérapeute lors de la première séance, et la personne qui consulte donne son accord, c’est comme un contrat psychothérapeutique entre le consultant et le thérapeute. Si le cadre venait à changer, il est nécessaire d’établir un nouvel accord. Ceci est primordial pour assurer la qualité du travail thérapeutique.

Une relation de confiance est primordiale entre psychothérapeute et consultant ; elle va tout au long des séances permettre à ce dernier d’aller plus loin sur sa quête personnelle et d’être dans une dynamique de progression du travail thérapeutique.

 

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